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14/02/2015

HIER et AUJOURD'HUI...

 

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HIER et AUJOURD’HUI…

 

La différence fondamentale entre l’homme d’hier et celui d’aujourd’hui, consiste dans cette distinction :

  • L’homme d’hier n’était pas pressé, il «  prenait le temps » de faire et de vivre…

  • L’homme d’aujourd’hui n’a «  jamais le temps » : il est le prisonnier du « FAIRE » , une marionnette secouée par les ficelles mouvantes et invisibles de la publicité et de la Communication…

 

OH HOMME, REGARDES-TOI,

TU AS EN TOI

Le CIEL et la TERRE…

Hildegarde de Bingen

01/01/2015

ETRANGES et INQUIETANTES DISPARITIONS

 

     

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            Etranges et inquiétantes disparitions

 

 

 

 

 

 

 

Disparitions physiques : successivement les 8 mars et le 28 décembre 2014, un Boeing et un Airbus de la compagnie «  Malaysia Airlines » perdent contact de leurs liaisons radios… puis s’abiment en mer… ? Le scénario est pratiquement le même dans les deux cas, le pilote avertit qu’il change de cap en raison de mauvaises conditions météorologiques, puis survient une interruption totale des liaisons avec l’appareil, qui disparait des écrans radar de contrôle… Le premier appareil se serait écrasé au milieu de l’Océan Indien et n’a jamais été retrouvé, le second s’est écrasé en mer au large de Bornéo…

 

 

 

Disparition de la justification éclairée d’une tradition spirituelle :  depuis début décembre des millions de Français ont entendu, sur toutes les chaines de radio et de télévision nationales, le mot « noël » prononcé à toutes occasions du matin au soir…Les Français ont entendu qu’il y avait le noël des cadeaux, le noël des grosses bouffes, le noël du luxe, le noël du Champagne, le noël des jouets, le noël des illuminations, le noël de la baise, le noël des voyages exotiques, le noël des pompiers, le noël du caviar, le noël des écoles, et même le « noël vert » du Secours Populaire…Mais alors QUEKSKESKSA « noël » : moi je vais au resto.. moi je fais le réveillon.. moi je vais chez mes parents.. moi je vais en boite.. moi je me pète la gueule.. moi je gâte les enfants.. Bah à noël on fait la fête…. comme tout le monde fait la fête… !!

 

 

 

Ce phénomène étrange et spécifiquement français est apparemment un cas de «  syndrome confusionnel publique », une « désorientation tempo-spatiale… collective ? » Avec , en plus , des troubles mnésiques graves s’emparant de 99% des journalistes et chroniqueurs des médias français… !! Voilà 2000 ans que le dénommé Jésus est né à Bethléem, en Palestine, voilà environ 1500 ans que la majorité des Français commémorent la naissance du Christ, et comme c’est une joyeuse nouvelle, ils font la fête.. Fête populaire et modeste , bien entendu, après la célébration de la «  Messe de Minuit », et comme on fête la naissance d’un enfant, on fait des cadeaux aux enfants…

 

 

 

Quand même bizarre que des millions de Français fassent la fête sans savoir pourquoi, ce cas doit être unique au monde, ce cas devrait être traité comme une calamité nationale : «  dissociation mentale caractérisée … amnésie… dépersonnalisation…déréalisation.. »  Tout le contraire d’association mentale harmonieuse et coordonnée, signes du fonctionnement correct des cerveaux : à Noël, on fait la fête pour célébrer la naissance de Jésus »

 

 

 

          Fait le 1 janvier 2015

 

 

 

« Un peuple à la mémoire vide, aux racines séchées, n’est plus un pays, mais un terrain vague. »     Mathieu Bock                

 

 

 

 

 

 

 

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26/05/2014

La Solitude du Chercheur Spirituel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La solitude du chercheur spirituel

 

 

 

 

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IL y a quelques jours, en rangeant des vieilles revues, j’ai été attiré par un article consacré au livre de Allan Sillitoe «  La solitude du coureur de fond »… Comme dans une œuvre musicale, l’auteur y interprète sous différentes formes un leitmotiv : la solitude totale, effroyable, incommensurable,  tout au long des heures de ses courses épuisantes, d’un coureur de fond, livré à ses seules ressources physiques et morales….

 

                  Symboliquement la solitude d’un chercheur spirituel, quel que soit sa fonction sociale, sa richesse et son degré d’éducation, est comparable  à la solitude du coureur de fond… Il est solitaire, à quelques exceptions près, il poursuit inlassablement un but presque inaccessible, il exulte, il souffre, il avance quelquefois avec facilité, d’autres fois avec énormément de souffrance, il traverse aussi des périodes d’oubli complet de lui-même… , et quand il reprend conscience, il s’aperçoit que, sans avoir manifesté la moindre volonté, il a accompli un grand morceau de chemin vers Dieu… Tout cela semble très ésotérique pour le commun des mortels, mais pour un être humain inexplicablement animé d’une curiosité spirituelle dévorante, tel le fameux « Pèlerin russe », chercher Dieu partout et n’importe où, c’est une activité inlassable et perpétuelle… Et toujours, toujours, au long des jours, des mois, des années, des décennies, jamais un encouragement ou une récompense divine ne vient après des efforts douloureux ou répétitifs, mais toujours après une période de relâchement dans la naïveté et le laisser-faire, dans l’oubli total de soi-même… 

 

Comment expliquer cela au «  commun des mortels », sans aucune allusion péjorative, et à tous ceux qui se prétendent des «  vrais croyants », et qui suivent sans faillir,  les règles intempestives des différents credo, de différentes religions inspirées ou non… Ce qui est encore plus anachronique, c’est qu’il est quasiment  impossible d’expliquer cela à des individus censés être experts en matière de foi et de croyance en une espérance transcendante… 

  

 

Un paysan, une femme de ménage, un technicien, une avocate, qui ont en eux, depuis toujours une inexplicable faculté de converser avec Dieu presque en permanence, tout en continuant à exercer leurs métiers, ne pèsent pas lourds devant les théologiens, ulémas, lamas, et exégètes de hautes conditions qui régissent les religions, et qui ne sont, en fait que des besogneux gratouillant du papier, et pourtant, depuis toujours, ce sont des mystiques, souvent miséreux et incultes, qui ont donné les grands élans universelles des dogmes … Jésus devant son établi de menuisier pendant trente ans, n’avait eu aucun accès aux « diplômes » de l’époque, permettant d’accéder aux fonctions sacerdotales omnipotentes, et pourtant, pourtant, aujourd’hui, 2000 ans après, Jésus est connu dans le monde entier… Ma digression sur Jésus pourra sembler prétentieuse, mais un chercheur spirituel, formé de par sa naissance et son lieu de vie, dans la tradition chrétienne,  ne peut échapper à la présence quasi permanente du Christ à ses côtés, comme il ne peut pas échapper aux Evangiles et au Sermon sur la Montagne, même si ces pérégrinations terrestres lui ont fait connaître et apprécier les mondes musulman, bouddhiste, juif, hindouiste, et autres fois spiritualistes…

 

Un chercheur spirituel vraiment rempli de cette quête permanente et perpétuelle, ne  considère jamais avoir   abouti à un résultat assuré et définitif, il ne se prend jamais pour un «  maître », encore moins pour un « guru »… Il continue, même à 80 ou 90 ans, à se considérer comme un pèlerin courant, puis marchant, puis…trottinant… vers la Lumière et l’Exultation finale…Malgré tout, en cours de route, il serait heureux de bénéficier de quelques points de repère humains et religieux, ou tout au moins d’un encouragement compréhensif… J’étais autour de mes quarante ans et traversais , comme beaucoup d’hommes à cette étape existentielle,  une période de difficultés de toutes sortes, professionnelles, familiales, relationnelles… médicales…, je tournais un peu en rond et n’arrivais pas à résoudre  ces problèmes.. Spirituellement aussi , je piétinais, j’étais tourmenté, à d’autres époques, on aurait pu invoquer le travail de sape du diable…, venant subrepticement me troubler afin de m’entraîner vers la voie commune des plaisirs éphémères du monde… !! Naïvement, et c’est une des qualités primordiales du croyant sincère et humble, je présupposais que dans le cadre de la religion catholique, qui m’avait éduqué et ouvert la voie de l’Espérance, il devait y avoir  dans le personnel clérical des spécialistes de la spiritualité exaltée et exaltante primitive des êtres au cœur pur… Au fil des mois, j’allais donc consulter deux prêtres de paroisse, un pasteur de l’Eglise Réformée, puis un « maître des novices » dans un monastère cistercien très connu, puis j’allais faire une retraite de dix jours dans une communauté d’obédience jésuite…

 

 Je n’ai pas ménagé mes efforts, en toute humilité, pour expliquer ce qui m’arrivait depuis presque quatre décennies, les périodes de recherche intense, les périodes de souffrance, et aussi les grâces divines qui m’avaient été données à plusieurs reprises…


 

Le diagnostic commun de tous ces grands seigneurs officiels de la pensée chrétienne, tous munis de Doctorats de théologie ou de philosophie, ou d’exégèse, a été de me dire que j’étais fou et que je devais consulter un psychiatre de toute urgence… !! Jamais une trace ou un geste de générosité, de charité, de compréhension, et bien entendu, encore moins de simple amour du prochain, de simple ouverture à un frère de confession chrétienne : un « ayant-droit », comme la communauté universelle des chrétiens à prétendre à son accueil au paradis…  

 

 

 

Inutile de dire qu’après toutes ces consultations , étalées sur plus d’une année, j’étais encore plus abattu et décontenancé qu’avant…Et impossible d’expliquer à mes proches les questionnements qui me turlupinaient, ils n’auraient pas compris… , on peut expliquer que l’on a un rhumatisme, un ulcère à l’estomac, des migraines terribles,  une tumeur douteuse, chacun comprendra et compatira… mais on ne peut pas expliquer que l’on souffre d’une effervescence incompressible d’espérance spirituelle et d’amour pour l’humanité, et qu’on se demande ou cela va me conduire…. !!

 

 

 

Ceux qui liront ces lignes et qui vivent le même genre d’expérience spirituelle intérieure, savent qu’au moment ou tout semble perdu et irrésoluble,  la « providence », ou la « Providence Divine » intervient, de façon tout à fait inattendue… Un samedi après-midi, pour rendre service à mon épouse, j’étais allé emmené le caniche chez le toiletteur… En attendant que l’opération soit terminée, j’allais me promener dans le quartier, en faisant le tour d’une petite place, je lus, sur une plaque qui se trouvait sous un grand porche «  communauté franciscaine de…. », je sonnais et entrais, un frère un peu méfiant me fit entrer dans un salon poussiéreux et me dit qu’un moine allait venir… Je vis arriver un vieux bonhomme, cassé en deux, boitillant et branlant de partout, il prit place en face de moi, m’accorda un sourire lumineux, me prit les mains et me demanda simplement s’il pouvait m’aider…


 

 

 

Je lui répétais simplement ce que j’avais dit à ses confrères, et ce qu’ils m’avaient répondu, et le désarroi ou je me trouvais… Il réfléchit un long moment , me serra les mains encore plus fort, et me dit, calmement et simplement « mon fils, mon frère, il y a de par le monde , des milliers de gens qui vivent les mêmes expériences que vous, la plupart du temps ce sont des gens humbles, mais qui ont le cœur pur, qui ne demandent rien, mais à qui Dieu accorde des grâces extraordinaires… Et ces gens humbles ne disent rien, dans la crainte de se voir vilipendés, ils gardent tout cela dans leur cœur, et continuent de vivre leur vie de tous les jours… Ce sont ces petites gens-là qui maintiennent l’Esprit de Dieu présent partout, ils le donnent, ils le diffusent, ils illuminent le monde et aident leurs frères à vivre… ,mais il y en a de moins en moins… , si un jour ils disparaissent complètement, le monde mourra… J’étais éberlué, fasciné, mon cœur battait la chamade et mon esprit était « aux anges »… j’avais enfin découvert un frère en esprit, un religieux catholique digne de François d’Assise, l’inspirateur et créateur de son ordre… Il ajouta : « ne vous inquiétez plus, continuez à vivre comme êtes, suivez ce que l’Esprit vous dira, ne vous découragez plus, vous êtes prédestiné »… Le frère vint le chercher, en lui disant que l’infirmier était arrivé, il me dit qu’il devait me quitter car il était malade et devait recevoir des soins, il me gratifia une dernière fois de son beau sourire et s’éloigna… J’appris eux mois plus tard qu’il était décédé.

 

Il y a 40 ans de cela, j’ai poursuivi mon chemin de chercheur spirituel sans défaillir, et sans céder au doute, prenant tout ce qui m’arrivait comme des épreuves ou des dons de Dieu, sans trop chercher à comprendre, le principal est d’accepter, de donner son consentement, toujours dans la plus grande humilité et dans la plus grande discrétion, en suivant les conseils éclairés du vieux moine franciscain, dont je n’ai même jamais su exactement le nom… 

 

Au moment ou j’écris ces lignes, à l’aide d’un ordinateur, j’ai 78 ans, commence à atteindre une certaine sérénité et le calme intérieur … Cela me procure du bonheur et de la joie de vivre encore, en profitant de toutes les petites choses de chaque jour, en remerciant Dieu à tous moments des choses simples et belles qui m’entourent, ne serait-ce que les fleurs de mon jardin, les fruits des arbres fruitiers et les chants des oiseaux, car, en fait, je n’ai plus besoin de rien.. Hormis le dialogue continu avec le Créateur, qui se marie avec mes activités, la « prière de Jésus » quand je marche, un regard effaré sur le monde, mais apaisé sur le devenir des humains, de longues heures de méditation dans mon petit oratoire…

 

 

                               Ce qui me fait sourire souvent, c’est le fameux diagnostic sur mon état mental formulé par des sommités ecclésiastiques…, quarante ans après je me sens tout à fait sain d’esprit et toujours aussi « fou » , au sens «  fou de Dieu », comme le fameux « ravi » des crèches provençales… J’ai mené une vie terrestre somme toute classique, ai travaillé 40 ans, me suis marié et  ai aimé une femme 53 ans, avons fait trois enfants… je vais maintenant essayer d’être un grand père acceptable pour six petits-enfants… et vivre tranquillement les années que Dieu voudra bien encore me donner… En essayant de rester à peu près au courant de ce qui se passe dans le monde et apte à faire fonctionner les gadgets informatiques qui nous entourent,  en ce moment je m’initie au maniement du smartphone androïde qu’un de mes fils m’a offert pour Noël….

 

 

 

Fait à Gaillac le : jeudi 24 janvier 2013    Maurice Dubost