Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/02/2014

LETTRE à Mon Cousin de PARIS

 

le cousin 22.JPG

 

 

Lettre à mon cousin de Paris

 

 

 

Petite chronique  ménagère, existentielle, sociétale, culturelle et financière d’un cousin de province…

 

 

 

Ah la la mon cousin de Paris, que de nouvelles dévastatrices et affriolantes sont parvenues dans notre lointaine province occitane en provenance de la Capitale… La  malle-poste ferrée et autres  diligences électriques nous ont déversé une montagne de libelles et pamphlets plus ou moins véreux, mais croustillants au possible et aptes à faire bondir les ventes des feuilles de choux…

 

Vous savez mon cousin que chaque vendredi matin, je prends ma canne à pommeau d’argent et  me rends au marché, plus pour entendre les indigènes loquaces et à l’accent grasseyant, raconter des galéjades et s’esclaffer bruyamment,  que pour alimenter mon garde-manger… Bien entendu, un jour de semaine, la plupart des chalands sont des retraités, souvent des vieux couples fidélisés depuis au moins un demi-siècle, sérieux, travailleurs, respectueux des choses et des gens, et adorateurs indéfectibles de  Jaurès… Quelle ne fut pas ma stupéfaction, en tendant l’oreille, d’entendre des critiques acerbes à l’égard du bon roi François pour avoir répudié d’une manière quasi coranique la Première Dame de France… Du jour au lendemain la quasi déesse Valérie, comparée souvent à la star Rita Hayworth, se retrouvait pratiquement à la rue, dans le rôle humiliant d’une vieille femme de joie…

 

Continuant ma tournée des étals, encore bien garnis en cette période de disette, je passai entre l’entrée du presbytère et l’imposante construction des pissotières municipales. Hé oui mon cousin de Paris, au cours des grands travaux de rénovation de la Place de la Révolution, les édiles municipaux  toujours inféodés à la Franc-Maçonnerie anticléricale, ont fait bâtir le nouvel édifice de  soulagement des sphincters urinaires et intestinaux en face de l’entrée séculaire de la cure paroissiale… Comme quoi les mœurs politiques infâmes continuent à empoisonner le pays réputé pour être celui de la liberté…

 

Et vous mon cousin de Paris qui fûtes en votre temps un remuant escolier du Quartier latin, amateur de chahuts et de messes vouées à la dive bouteille, et aussi, il faut bien le dire de dévotions multiples à tous les attributs féminins affriolants, vous avez du vous intéresser de près aux diverses querelles et échanges hautement philosophiques et savants, concernant la ténébreuse affaire de la « Théorie du Genre »…Eh bien, je n’en croyais pas mes esgourdes, mais toujours près des étals du marché, les vieux Saint-Simoniens s’esclaffaient ouvertement de la niaiserie de notre Ministre des Escoles, potaches et autres  trublions  estudiantins, qui ne jure que par Rousseau et les fameuses «  Lumières » et veut apprendre à nos enfants, à distinguer un garçon d’une fille…, autant dire un mâle d’une femelle… Ce qui faisait soulever les tripes de rire de ces descendants de paysans, qui, à peine sortis des langes, savaient ce qu’étaient un braquemard et une craquette. Le catéchisme républicain de Jules Ferry était quand même plus respectueux des êtres humains, et plus sérieux, se bornant à glorifier le progrès, l’instruction et l’espoir d’un monde meilleur…

 

Vous vous doutez aussi mon cher cousin, que même dans nos lointaines provinces, à peine sorties de la bouse de vache et des sorcelleries en tous genres, certains machines diaboliques, animées de la vitesse de la lumière nous permettent d’entrer en contact avec le monde entier… Cela vous en bouche un coin…, hein cousin…,  et si notre grande maîtresse en art épistolaire, notre lointaine cousine Marie de Rabutin-Chantal, revenait sur terre, elle en serait extasiée… Nous manipulons, nous pauvres pecnots boueux, les smartphones et autres tablettes magiques comme s’il s’agissait de batteuses à vapeur…Et je vais vous conter une mésaventure pour le moins … savoureuse, je vis donc un dimanche sur Fessebook, une « amie » présenter une recette de cassoulet fort appétissante… Je fis un commentaire admiratif et digressif sur les effets humoristiques de la digestion des haricots…Le lendemain matin, je trainais encore en robe de chambre, quand j’entendis la sonnette de l’entrée, j’entrebâillais ma porte et vis une charmante dame me faire un grand sourire en me faisant voir une boite en plastique… Je m’approchais et elle me dit en riant « je viens livrer les haricots chantants »… C’était « l’amie » de Fessebook, elle m’a dit qu’elle habitait un autre quartier de la ville, mais je n’ai pas pu savoir comment elle avait déterminé qui j’étais et ou j’habitais… ? Un petit conte de fée moderne, miracle de la science informatique en matière de positionnement GPS … que sera-ce   quand les technologies convergentes et autres nanotechnologies perverses nous encercleront de toutes parts… ?

 

Quelques échos épars nous sont parvenus par les hebdomadaires qui arrivent dans nos foyers ruraux, entre autres l’Echo de la Mode et le Chasseur Français, qui faisaient état de Jacqueries et de Mazarinades fomentées par de sombres factieux appartenant aux Brigades Internationales des «  Manifs pour Tous ».. Auxquelles participaient des brutes épaisses, sanguinaires et violentes, semble-t-il de sexe féminin, et déplaçant  des poussettes d’enfant, qui pouvaient être remplies de TNT ou de plastic… ? Mais notre gazette locale « La Dépêche de Cocagne », inféodée depuis plus d’un siècle aux hordes anticléricales, n’a fait mention de cette importante manifestation qu’en pages intérieures, en citant les chiffres dérisoires cités par le Grand Vizir Adjoint Iznowals.. Il s’en est quand même ensuivi que notre Grand Vizir à la triste figure, a été obligé de mettre en veilleuse ses projets insensés et sectaires  de gestion maoïste et hédonistes des familles… 

 

Et quelques commérages mal intentionnés ont aussi circulé sur la virilité époustouflante du nouveau Vert Galant François, qui serait atteint de la maladie de « strauskanose », une subite raideur des membres spécifique aux leaders socialistes… ?

 

 Un autre « scoop », comme on dit à Paris, faisait état de la proposition d’une sénatrice roséoliforme pour la dépénalisation du cannabis, allant dans le sens de la prophétie de Huxley dans « Le Meilleur des Mondes », ou chaque citoyen devait prendre chaque jour une dose de « soma », qui les rendait dociles et les faisait  nager dans le bonheur béat… Chaque Français pourra fumer béatement  chaque jour son « joint » et vivre heureux…au paradis socialiste…

 

Que saurais-je vous dire encore, mon cousin de Paris, que le printemps s’annonce fort précoce dans notre  Middle West, en ce milieu de février, les violettes, pâquerettes, narcisses fleurissent, les bourgeons à fruit des pêchers et abricotiers rosissent.., prions pour qu’une gelée tardive ne vienne pas tout détruire…

 

Après la lecture des aventures distrayantes, douce amères et tortueuses du commissaire Brunetti de Donna Leon, je lis un ouvrage très sérieux de Chantal Delsol,  « Les Pierres d’Angle », ou l’auteur, philosophe et historienne, nous explique que les tendances anti-traditionnelles de la société actuelle, nous mènent à brève échéance à un retour au paganisme le plus sauvage…  

 

Avec les salutations empressées de votre cousin de province.

 

 

 

20.02.2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21/02/2014

MACROECONOMIE

 

carte-irlande et euro allemand.jpg

 

Un cours de Finance Internationale.........

 Comment résoudre une crise en Europe

 

Une journée maussade dans un petit bourg humide au fin fond de l’Irlande.

Il tombe une pluie battante et les rues sont désertes. Les temps sont durs, le pays est très endetté, tout le monde vit à crédit.

Arrive un touriste allemand, riche. Il arrête sa belle grosse voiture devant le seul hôtel de la ville et il entre.

Il pose un billet de 200 Euros sur le comptoir et demande à voir les chambres disponibles afin d’en choisir une pour la nuit.

Pour 200 Euros, le propriétaire de l’établissement lui donne toutes les clés et lui dit de choisir celle qui lui plaira.

Dès que le touriste a disparu dans l’escalier, l’hôtelier prend le billet de 200 Euros, file chez le boucher voisin et règle la dette qu'il a envers celui-ci.

 Le boucher se rend immédiatement chez l'éleveur de porcs à qui il doit 200 Euros et rembourse sa dette.

L’éleveur à son tour s'empresse de régler sa facture à la coopérative agricole où il se ravitaille en aliments pour le bétail.

Le directeur de la coopérative se précipite au pub régler son ardoise.
> Le barman glisse le billet à la prostituée qui lui fournit ses services à crédit déjà depuis un moment.

La fille, qui occupe à crédit les chambres de l’hôtel avec ses clients, court acquitter sa facture chez notre hôtelier qui pose le billet sur le comptoir, là où le touriste l'avait posé auparavant.

 Le touriste Allemand descend l’escalier, annonce qu’il ne trouve pas les chambres à son gout, ramasse son billet et s’en va.

 Personne n’a rien produit, personne n’a rien gagné, mais plus personne n'est endetté et le futur semble beaucoup plus prometteur.

 C’est ainsi que fonctionnent les plans de sauvetages au profit des pays de l’Europe en difficulté !

  

 

 

 

 

 

 

 

L'imitation de Jésus-Christ

enluminure 25.jpg

Chapitre 3/2

Que nous importe ce qu'on dit sur les genres et sur

les espèces? Celui à qui parle le Verbe éternel est

délivré de toutes les opinions.

Sans le Verbe nulle intelligence: sans lui nul

jugement n'est droit.